SNOOK : potentiel record de France !

Après quatre heures de pêche sans une seule touche, je décide d’aller sur un troisième spot qui me semble propice aux conditions du jour. J’engage la pêche en faisant une prospection large. Au bout de 20 minutes, seuls quelques mulets auront fini par sauter à la surface à l’atterrissage de mon leurre.
Je commence alors à lancer plus précisément sur les zones que j’affectionne tout particulièrement.

Je vois soudain du coin de l’œil à une vingtaine de mètres sur ma droite 3-4 petits poissons jaillir hors de l’eau.
Plutôt que de lancer directement dans le tas, chose qui paie parfois, mais qui risque le plus souvent d’effrayer tout le monde, l’idée qui me vint fut plutôt de me placer en hauteur afin d’observer l’activité un petit moment.


A cet instant, entre deux rochers, un dos apparaît à peine sous la surface, un poisson qui me paraît tout d’abord de belle taille mais pas exceptionnelle.
Je saisie de suite l’opportunité, je lance une première fois sans voir dans quel sens se trouve sa tête. La masse bouge à nouveau, je m’aperçois que j’avais malheureusement lancé derrière lui.

Deuxième lancer, mon leurre passe parfaitement devant ses yeux et là biiim, cartouche, gros ferrage, je vois tout de suite grâce à la dorsale épineuse que c’est un très très gros snook !!! Chaud, c’est partit ! Je descends d’une traite le rocher en hauteur qui m’aidait à surplomber l’eau.
Le prédateur part un peu dans tout les sens, utilisant en premier son poids, avant de finalement faire son premier vrai rush au bout de plusieurs dizaines de secondes. Je comprends vite qu’il connait le secteur autant, voir plus que moi. Il se dirige, malgré un frein serré à la limite de la casse, rushs après rushs, tout droit dans les rochers. J’ai maintenant de l’eau jusqu’à la taille, je le suis en courant entre les cailloux et arrive à monter sur l’un d’eux. Il n’est plus qu’à 20 mètres de moi, je lui tire la gueule vers le haut afin qu’il s’emmêle dans ces obstacles le moins possible.
Au bout de plusieurs minutes de combat acharné, après avoir imaginé le perdre au moins 10 fois, ce « snookausor » se fait freiner par la tresse qui frotte sur une roche. Aïe aïe aïe !!! Je relâche un peu la tension et heureusement, le poisson à l’air fatigué, je cours vers lui en moulinant et jette ma main dans sa gueule pour le saisir, « YES je l’ai !!! »
Je venais d’attraper certainement le snook d’une vie …
Ce poisson est reparti en pleine forme, espérons qu’il procure à d’autres pêcheurs autant d’émotions fortes et surtout que sa descendance soit encore garantie ! Ces gros individus, je le rappelle, forment un des maillons indispensables à la pérennité de l’espèce …
Encore un moment de pêche vraiment intense en Guadeloupe !

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