Le bonefish (albula vulpes) est un poisson présent dans toutes les Caraïbes.
Des longues plages du Mexique aux immenses flats des Bahamas, des Keys de Floride au Bélize en passant par le Venezuela, il est donc aussi très présent dans les eaux des petites Antilles et bien évidemment sur les îles du sublime archipel de Guadeloupe.

J’ai acquis tout mon savoir sur ce poisson grâce à la pêche à la mouche à vue sur les flats de l’ile papillon où je pêche depuis 2012 et guide depuis 2016.
Depuis que je propose mes services en tant que guide de pêche professionnel, j’ai passé des centaines d’heures à marcher sur les flats, accompagnant ou non, affiné mon approche, mon sens de l’observation, mes « stratégies » de pêche, ainsi que mes connaissances générales concernant ce fabuleux poisson de sport.
Un peu d’histoire :
Les touts premiers bonefish ont été pêchés spécifiquement à la mouche dans les années 20. Ce qui fait donc prêt de 100 ans que ce poisson de grand sport est recherché. D’abord prises accidentelles en pêchant le snook ou le baby tarpon, c’est dans les années 1940 que des guides de pêche passionnés venant des Keys de Floride ont réellement commencer à le traquer à vue et à la mouche.

Gros bonefish à vue à la mouche en Guadeloupe
Lefty Kreh , Lee Wulff, Jimmie Albright, Stu Apte, Homer Rhode Jr, Bill Smith, Charlie Smith, Ted McVay, Rupert Leadon, Billy Pate… sont autant de noms légendaires qui ont marqué l’histoire de la pêche du bonefish à la mouche.
En Guadeloupe, les premiers à avoir proposé leurs services de guide sur les flats ont été Alexis Ducros, et Matthieu Gentilhomme (il avait été auparavant « guide auxiliaire » durant une décennie au sein de l’organisation de mon père au début des années 2000 sur les rivières à saumons d’Alaska). Ces guides de pêche français ont contribué à développer cette pêche à vue du bonefish à la mouche dans le respect de l’éthique du guidage et de l’approche à l’américaine. C’est-à-dire que le guide accompagne ses clients, sans pêcher, en respectant l’environnement dans lequel il exerce. Il apporte en temps réel les conseils nécessaires à la progression de chaque pêcheur et aide ainsi à la capture de poisson mythique tel que le « fantôme des flats – the ghost of the flats ».
Sans forcément en être bien conscients, ces deux guides en particulier ont été les pionniers de la pêche sportive côtière en Guadeloupe. Il faut comprendre qu’avant 2005, très rares étaient les pêcheurs sportif à avoir tenté de prendre un bonefish, un snook, un tarpon ou encore un permit dans les eaux antillaises françaises. Comparé par exemple aux USA, en Guadeloupe, nous en sommes donc encore en 2025 qu’aux balbutiements de la pêche sportive côtière.
Pourquoi à la mouche et pourquoi « à vue » :

Deux espèces sont particulièrement présentes sur les « flats » (hauts-fonts qui ne dépassent pas 1 mètre 50 de profondeur) de Guadeloupe, le bonefish et le permit (trachinotus falcatus). Ils vivent aussi dans des milieux plus profonds. Ils sont d’ailleurs pêchés au leurre et aux appâts naturels dans ce type de biotope. Le bonefish servait même à une époque d’appât pour la pêche en haute mer des poissons pélagique comme le marlin…
Le pêcheur à la mouche profite de sa présence dans peu d’eau pour le pêcher spécifiquement « à vue » en « wading » (en marchand dans l’eau). Dans ces circonstances, nul doute qu’un bonefish seul ou un school (banc de poissons) n’hésitera pas à regagner les profondeurs si celui-ci se sent en insécurité.
Les aficionados de pêche sportive ayant gouté aux différentes techniques de pêche qui définissent de nos jours cette appellation (pêche au leurre ou à la mouche en catch and release/CQFD) savent à quel point l’approche à vue, donc en cherchant à repérer le poisson avant de l’attaquer est terriblement palpitante ! Aucune autre approche ne procure autant de plaisir et de sensations !
Si j’’apprécie autant pêcher au leurre qu’à la mouche (pas le bonefish ni le permit!) il faut néanmoins que cette approche reste « sportive », je veux dire d’une manière où l’éthique reste respectée scrupuleusement. Ceci dit, je peux vous garantir que lorsqu’on pêche dans très peu d’eau, parfois moins d’une vingtaine de centimètres, la technique de pêche à la mouche est redoutable.
Il est facile de comprendre par exemple qu’un leurre dur ou souple aussi léger qu’il puisse être, restera toujours plus lourd qu’une mouche. Et lorsqu’il s’agit de faire preuve de discrétion, ce qui est fortement conseillé pour prendre les gros bonefishes à pieds sur les flats, si l’on s’en tient au simple paramètre de l’efficacité, la mouche l’emportera dans la plupart des situations !
A mon sens, n’importe quel pêcheur étant un peu à l’écoute de ses sensations, ressentira un plaisir intense à vivre ces moments uniques ! C’est bien pour cela, que le bonefish compte parmi les espèces de poissons de sport les plus recherchés de la planète. Qui plus est, le bonefish est tout simplement le 7ème poisson le plus rapide de la mer.
C’est ce poisson qui m’a fait découvrir la pêche tropicale et c’est lui qui m’a poussé à me spécialiser dans la pêche à vue. C’est une des pêches les plus ludiques, fines et excitantes que je connaisse et c’est bien pour cela que j’aime tant partager mes connaissances sur cette espèce.

La stratégie :
Je regarde la veille de chaque sortie, les conditions météo. C’est-à-dire l’ensoleillement, qui m’aidera à choisir les flats où j’aurais la meilleure visibilité. En effet un flat garni entièrement d’algues et donc très sombre, se pêchera mieux par temps dégagé et ensoleillé. A contrario, si des nuages sont annoncés, je privilégierais les secteurs avec davantage de sable. Ce n’est pas tout. Nous savons tous que les prévisions de la veille ne sont pas toujours la réalité du lendemain. Il faut donc savoir s’adapter en temps réel, et estimer rapidement quelle décision prendre. Rester ou partir, c’est toujours la question qui revient.
Je me renseigne aussi sur la direction et la vitesse du vent. L’orientation des flats varie, leur hauteur d’eau change en fonction de la puissance et de la direction du vent. Imaginez une baie sans vent à marée haute, elle aura une hauteur d’eau équivalente ou presque à la même baie à mi marée, voire à marée basse avec un vent rentrant.
A force d’expérience, vous saurez faire les bons choix au moment opportun.
L’approche :

A chaque fois que j’accompagne un nouveau pêcheur, je tiens à énumérer les principaux paramètres à connaitre pour pêcher le bonefish à vue. Ils se résument en 3 étapes :
Premièrement visualiser le poisson, deuxièmement se situer par rapport à la trajectoire du poisson, et troisièmement proposer sa mouche le plus discrètement possible…
Revenons sur 3 points fondamentaux.
Tout d’abord, le repérage.

Les bonefishes peuvent être en bancs importants que l’on appelle des « schools » (en Guadeloupe voir une quinzaine de poissons ensemble est déjà beaucoup) ou solitaire. Il m’est arrivé une ou 2 fois seulement en 10 ans de pêche intensive sur l’archipel de voir prêt de 100 individus regroupés sur un même flat. La plupart du temps, nous rencontrons de petits groupes de 5 à 10 bonefishes. Souvent les gros individus se promènent seul ou en plus petits groupes de 2 ou 3 individus. Les bonefishes sont des poissons au mimétisme parfait, leur robe s’adapte parfaitement à la couleur du fond sur lequel ils viennent de passer les dernières minutes. C’est une manière d’échapper à leurs prédateurs aériens comme le balbuzard pêcheur ou sous la surface, les barracudas et requins. Cette faculté rapide de mimétisme fait qu’ils sont d’autant plus difficiles à voir. Il arrive parfois que leurs nageoires dépassent de la surface, qu’on appelle le « tailing ». Cette situation se présente soit lorsque la profondeur est telle que le dos et la queue du poisson dépassent de la surface, ou lorsque ceux-ci fouillent sur le fond à la recherche de proies, la tête en bas.

Ces tailings sont aisés à repérer par n’importe quel pêcheur un peu observateur. Cependant, seulement 5 à 10 % des situations feront que vous rencontrerez un bonefish en tailing. En réalité, ils interceptent très souvent leurs proies entre 2 eaux. Il faut donc absolument les repérer sous la surface, sans quoi vous passerez à côtés de la plupart des opportunités qui s’offrent à vous !
Quand ils sont sur les flats, ils passent une grande partie de leurs temps à chercher de la nourriture, principalement des crevettes et des crabes. Sur les flats dis « coraliens », les bones passent de proie en proie et sont la grande majorité du temps en déplacement. Ce qui signifie qu’une fois le poisson repéré, vous aurez dans de nombreux cas, que quelques secondes pour lui proposer votre mouche avant qu’il change de direction, qu’il vous dépasse ou qu’il vous « devine » !
Il faudra vous placer face à lui le plus vite possible et lancer. Un minimum de faux lancers est préférable afin d’éviter de trop faire planer l’ombre de votre soie sur l’eau.
Nous les attaquons à une distance de 10-15 mètres en moyenne. Parfois même moins. En étant accompagné, il n’est donc pas nécessaire d’être un lanceur hors pair pour réussir l’exercice. Une fois le bone aperçu, son comportement déterminera si vous devez attendre qu’il vienne à vous ou que vous devez aller à lui, cela dépend de sa vitesse de nage. En tout cas, vous devrez prendre une décision rapide avant qu’il ne disparaisse…
Mieux vaut faire un lancer un peu court plutôt que trop long, sans quoi il verra votre ligne et partira ou ne mordra pas. La hauteur d’eau et l’encombrement des fonds déterminent la distance à laquelle les bones sont capables d’apercevoir leur proie. Laissez environ une à deux longueurs de canne entre la tête du poisson et votre mouche. Attention, lorsque vous attaquez un school de plusieurs individus à bien repérer le premier d’entre eux, le plus proche de vous. Si vous effrayez le premier, les bones suiveurs risquent d’être effrayés à leur tour. Avec ces petits groupes, majoritairement fait de beaux spécimens avoisinant et/ou dépassant les 60cm, le phénomène de compétition alimentaire est presque nul. Il faudra donc procéder comme si vous attaquiez un individu seul, et réussir l’exercice, si possible, dès la première tentative !
Votre mouche est dans l’eau, si le fond est sableux, vous pourrez vous permettre de la laisser descendre jusqu’au fond et d’attendre qu’il vienne dessus pour commencer à animer. Si toutefois le fond est peu profond et jonché d’herbes à tortues, il vous faudra « stripper ». La vitesse du strip variera en fonction de la vitesse de nage du poisson. En guidage, je conseille de bien m’écouter et de suivre simplement les consignes. Bien que je tente toujours d’expliquer quel comportement un bonefish est capable d’avoir, de nombreuses situations existent. Plus vous rencontrerez de situations différentes, plus rapides seront vos progrès et serez à même de faire ce qu’il faut au bon moment.
Si le bone est intéressé, il va se mettre à suivre votre mouche, plus ou moins rapidement. Il faudra encore une fois adapter la vitesse du strip…
Le combat :

Le poisson a pris, le ferrage est réussi. C’est-à-dire que vous avez mis en tension votre soie avec votre main opposée à celle qui tient votre canne. Un ferrage réussi au bonefish n’est ni plus ni moins qu’un strip appuyé. S’il ne prend pas bien, continuez de stripper jusqu’à être stoppé net et franchement. Dans la plupart des cas, il va effectuer un rush explosif, parfois interminable avec les gros ! Les bonefishes sont de redoutables combattants, puissants, incroyablement rapides et endurants ! Il faudra parfois les accompagner, parfois les brider. Dans un premier temps, laissez la soie glisser entre vos doigts en maintenant une légère pression. Trop de pression à cette vitesse et c’est la casse assurée ! Gardez la soie éloignée de votre moulinet et du talon de la canne, sans quoi la soie libre risque de s’emmêler dans ceux-ci ! Essayez de garder la tension lorsque le poisson revient vers vous et gardez la canne haute afin d’éviter les frottements de la ligne sur le fond, souvent abrasif.
Une fois à votre portée, le mieux est de se saisir du bonefish avec ses mains trempées. Ne l’échouez jamais complètement sur le sable ou dans les cailloux ! Sa peau est très fragile et si le mucus qui le protège s’enlève, cela laissera sa peau à nue et donc prompt à recevoir champignons et autres parasites. Maintenez le dans l’eau au maximum ! Comme pour tous les poissons au combat long et intense, il aura besoin de récupérer en respirant, donc dans l’eau évidemment… Maintenez-le fermement par la queue d’une main et de l’autre sous son ventre. Attention de ne jamais mettre vos doigts dans ses ouïes, c’est l’organe vital visible le plus important chez les poissons !

La magnifique robe blanche de ce bonefish prouve bien qu’il a passé les dernières minutes sur un fond sableux, pas si commun sur les flats de Guadeloupe…
Le release :
Si vous voyez le poisson happer de l’eau très régulièrement, c’est qu’il a retrouvé sa forme. Il est déjà prêt à repartir. S’il n’ouvre presque pas sa bouche, ne le sortez plus de l’eau, il est en train de « s’étouffer » ! Maintenez le poisson à l’horizontale le dos vers le ciel et laissez le partir tranquillement en prenant soin de le regarder nager et s’éloigner au loin sans interruption. Félicitations, vous venez d’attraper votre premier bonefish à vue, à la mouche 😉!

Le matériel :
En ce qui concerne le matériel, c’est sensiblement le même que pour la pêche du bar dans l’hexagone. Avec néanmoins quelques variations quant à la résistance des éléments qui constitue l’ensemble idéal pour pêcher le bonefish, qui plus est les gros sujets (moyenne locale comprise entre 55 et 60cm et l’on croise relativement souvent des spécimens qui dépassent les 70cm!).

Le moulinet :
Un moulinet pour soie de 9 avec un frein très résistant est préférable. Les flats sont ici parsemés d’herbes à tortues et la barrière de corail ou les patates ne sont jamais bien loin. Les combats sont donc intenses et finissent souvent par une casse si le frein est de trop mauvaise qualité, ou pas élaboré pour ce type de poisson aux rushs explosifs, ou qu’il n’est tout simplement pas réglé convenablement. Pour les pêcheurs de bonefish globetrotteurs ayant visité les différentes contrées où l’on trouve cette espèce, ne comparez surtout pas les flats de sable à perte de vue à ceux de Guadeloupe, ici les obstacles sont omniprésents…
Pour le combat, qui est donc puissant, je préconise d’avoir un moulinet et un frein de bonne qualité. La canne n’est pas l’outil le plus important lors du combat. Dans peu d’eau, le poisson va partir à l’horizontale, plier la canne de toutes ses forces ne ralentira pas un gros bonefish ! Savoir régler précisément son frein de moulinet est selon moi le paramètre essentiel à maîtriser !
Si vous hésitez entre l’achat d’un moulinet de bonne qualité, ou celui d’une bonne canne, je vous conseil de mettre plutôt votre argent dans le moulinet. La canne, même haut de gamme, finira malencontreusement un jour par casser, alors qu’un moulinet de bonne qualité, bien entretenu, peu durer pour certain d’entre-eux toute une vie.
La canne :
Une canne de 9 pieds soie de 8-9 est idéale. On entend parler de pêcher le bonefish avec des soies de 7, mais après avoir pris des dizaines de très gros bones sur l’île, je peux vous assurer qu’une soie de 9 est mieux adaptée aux conditions (très souvent venteuses) locales. Il est cependant agréable de pêcher avec une soie de 7 lorsqu’on est un pêcheur de bonefish averti lorsqu’il n’y a pas trop de vent et que l’on maîtrise parfaitement le combat avec ces combattants si puissants. La canne par elle-même ne fera pas tout si vous êtes un lanceur débutant. Je vous apporterai alors les conseils nécessaires pour progresser, et ce même avec une canne de modeste qualité. Par contre si vous êtes déjà un lanceur confirmé, l’utilisation d’une canne haut de gamme vous permettra encore de progresser notamment sur les distances de lancer.
Les soies :
De nombreuses soies existent aujourd’hui (Weight Forward, Double Taper, Triangle Taper…) pour ma part, j’aime utiliser une « WF flottante », tout simplement. Je n’éprouve pas d’intérêt à utiliser autre chose pour pêcher le bonefish sur les flats. Ceci dit, comme pour tout ensemble canne/soie, je vous conseil de l’essayer ou de le faire essayer par un lanceur expérimenté avant votre voyage. D’une part parce qu’il y a très peu de matériel à vendre sur place ! D’autre part, parce qu’une soie se marie idéalement avec une canne, ou non, même si le numéro de soie est indiqué sur la canne par le fabricant. Par exemple, certaines cannes conseillées soie de 8 préféreront une soie de 9, et parfois une canne de 10 préférera une soie de 9… J’ai même pu tester une fois une canne indiquée soie de 9 qui nécessitait largement une soie de 11…
Amenez au moins 2 soies, juste au cas où vous abîmeriez la première, et j’ai bien entendu tout le matériel nécessaire à disposition en cas de besoin…
Les mouches :
Ceux qui me connaissent savent que j’ai pris et fais prendre de nombreux bonefish grâce à une imitation de crevette ressemblant à la simple et renommée « Gotcha ». Elle est efficace, très facile au demeurant à monter et on peut l’utiliser dans de nombreuses circonstances.

Cependant, j’ai évolué depuis mes débuts et j’aime dorénavant utiliser d’autres mouches en fonction des conditions.
J’apporte surtout beaucoup d’importance à la nage, au lestage, à la brillance, à la taille et à la résistance de l’hameçon. Lorsqu’on me demande quelles sont les meilleures mouches pour pêcher en Guadeloupe, ma réponse est celle-ci : sélectionnez les mouches les plus connues telles que la Crazy charlie, la Gotcha ou encore le Flexo crab. Gardez uniquement les hameçons forts de fer, et variez les lestages pour chacune de vos mouches. Des hameçons de tailles comprises entre 2 et 6 sont souvent utilisés pour les gros bones. Variez aussi la longueur et la couleur de celle-ci. Les poissons sont parfois attirés par de petits amuses bouches, alors qu’à d’autres moments, ils vont chercher un plat plus copieux ! Les couleurs les plus appréciées sont l’olive, le beige, le rose et le blanc voir transparente.
Une quarantaine de mouche dans sa boite est souhaitable pour affronter toutes les situations. Lorsque l’on débute la pêche sur les flats, les pertes sont nombreuses. Encore plus si vous cédez à la tentation de pêcher l’eau (ce que je ne conseille jamais sous peine d’effrayer les bones que vous ne verrez pas toujours et de diviser ainsi nettement vos chances de captures), et dans ce cas, les petits barracudas aux dents acérés vous voleront quelques unes de vos mouches. Il serait dommage de trouver le bon « pattern » (combinaison taille, couleur, lest), et de ne plus en posséder qu’un seul sous la main…
Le plus important à mes yeux, même en ayant les meilleures mouches du monde, reste de maîtriser TOUS les paramètres…
La bonne présentation de votre mouche est cruciale ! Ne vous inquiétez pas, j’explique très clairement à mes pêcheurs comment je procède au début de chaque journée afin que vous n’ayez plus qu’à vous préoccuper de lancer en direction des bones le moment venu !

L’équipement :
Une tenue adaptée vous permettra d’être protégé du soleil durant plusieurs jours sur les flats et vous économisera une visite au… pharmacien ! Comme on dit ici en Guadeloupe, il y a 2 choses dont il faut avant tout se protéger : le rhum… et le soleil ! Un pantalon léger à séchage rapide, un tee-shirt ou chemise à manches longues de couleur neutre (éviter les couleurs flashis), une casquette, un cache-coup, des gants, une paire de chaussures de wading légères et surtout une paire d’excellentes lunettes polarisantes. J’aime utiliser des verres bruns (ambre – bronze ou cuivre) lorsque la lumière est forte et jaunâtres lorsque c’est nuageux. Je déconseille les verres trop sombres/noirs ou à la teinte trop saturée comme le vert très clair ou le jaune vif, le contraste entre le poisson et le fond risquant de ne pas suffisamment être marqué. Un sac étanche peut être utile afin d’y mettre à l’abri vos mouches, bas de ligne, pince et appareil photo.

Conclusion :
La pêche du bonefish à vue en Guadeloupe est réputée à juste titre difficile. La plupart des pêcheurs habitués à chercher ce poisson dans le monde font appel à des guides expérimentés. Il n’y a donc pas de raisons de ne pas faire cette démarche ici. Pêcher en solo ce poisson ici en Guadeloupe réclame une très bonne expérience locale. Pour ma part, je peux vous faire progresser rapidement et vous mettre en situation de capture éventuelle même avec un petit niveau de moucheur. Cette pêche est donc réellement accessible à tous, en étant bien accompagné.
Bien que cet article puisse éclairer certains d’entre vous sur la pratique de la pêche du bonefish dans les eaux guadeloupéennes, il n’en est pas moins vrai que de nombreux éléments comme l’habileté à voir le poisson, faire les bons choix de mouche, la capacité à régler correctement son frein, ou encore l’interprétation des conditions météorologiques vous prendront très certainement de multiples jours de pêche avant de devenir réellement « efficace ».
Le guide vous fera à coup sûr gagner un temps précieux. Je vous mettrai dans les meilleures conditions afin d’augmenter le nombre de poisson vus et donc d’augmenter vos chances de captures. Vous l’aurez sans doute compris, les conditions sont ici très changeantes et les choix stratégiques, ou mêmes les petits détails font très souvent la différence.
Contactez moi pour plus de renseignements sur mes prestations, je serais ravi de répondre à toutes vos questions et ferai mon maximum pour vous offrir les plus beaux souvenirs de pêche sur « l’île aux belles eaux », ici en Guadeloupe !
